06/10/2009 Visite du ministre Estrosi chez Chaffoteaux : Encore de l’esbroufe ?
Ce mardi, le ministre de l’industrie, Christian Estrosi a rendu visite aux salariés de chez Chaffoteaux à Ploufragan (22) en lutte depuis 3 mois.
Si les salariés sont sensibles à la venue du ministre qui a rencontré la direction italienne du groupe fin septembre, ils s’interrogent sur la finalité de cette visite.
En effet, depuis sa prise de fonction en juin dernier, le ministre de l’industrie n’a cessé de jouer les négociateurs avec les patrons voyous. Il a même fermé les yeux aux infractions constatées par l’inspection du travail.
Force est de constater que jusqu'à présent, les gesticulations du ministre pour les salariés de Molex, New Fabris et d’autres n’ont pas répondu aux attentes en terme de maintien de l’emploi et de l’outil industriel.
Au-delà de cette visite, la désignation d'un médiateur et l'annonce d'une volonté de revitaliser le site, les salariés de chez Chaffoteaux, qui voient depuis des années leurs effectifs fondre et leur outil de travail disparaitre, aimeraient voir venir des actes concrets sauvegardant le site français de chaudières Chaffoteaux et les emplois du bassin briochin.
Info UD CGT22
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Ouest France du 17/07/2009 Chaffoteaux licencie en Bretagne et recrute en Italie Les salariés de Ploufragan occupent toujours leur usine. Notre direction est d’un effroyable cynisme ! » Chantal Jouan et Martial Collet, les délégués du personnel (CGT et FO) de Chaffoteaux-et-Maury sortent, une fois encore, « écœurés » du comité central d’entreprise qui vient de se terminer à Paris. Tant que leur usine, mise en vente, n’a pas trouvé d’acquéreur industriel, ils espéraient obtenir la suspension du plan social qui prévoit 207 licenciements sur 250 salariés, à Ploufragan. Leur direction a refusé. La procédure a été ouverte, elle durera jusqu’au 13 novembre. La production de chaudières disparaît donc pour de bon. Pire encore : ils n’ont, cette fois-ci, obtenu aucune garantie sur le maintien réel des 41 emplois du service recherches et développement du site costarmoricain. La direction avait pourtant annoncé qu’elle avait la volonté de les maintenir. Changement de position : aujourd’hui, un budget de 500 000 € serait consacré à leur déménagement de Ploufragan… Les syndicalistes ont également appris qu’à compter de septembre et octobre, la direction d’ATG, leur actionnaire principal, envisage de doubler les volumes de production au siège d’Osimo, en Italie. 45 000 chaudières au lieu de 20 000 actuellement y seront fabriquées par deux équipes plutôt qu’une. « Cela nécessitera le recrutement d’intérimaires », a-t-il été confirmé aux représentants du personnel breton. Lequel entend « continuer à se battre pour partir décemment ». En attendant, il poursuit l’occupation de l’usine costarmoricaine
Commentaires de l'UD CGT 22
Les craintes et analyses des salarié(e)s et leurs représentants étaient justes. Lors du CCE du 16 juillet, les masques sont publiquement tombés. La direction annonce officiellement qu'elle va accroître les productions en Italie. Alors que les dirigeants de l'entreprise évoquaient la crise comme prétexte pour tenter de justifier leurs décisions, il s'avère aujourd'hui que tout cela n'était que de faux arguments, mais les salarié(e)s n'étaient pas dupes.
La bataille continue et le projet de développement industriel "Climatpôle" est plus que jamais d'actualité. Il s'agit d'une alternative crédible, réaliste et porteuse d'avenir. C'est une bataille à l'échelle de tout un bassin d'emploi et la CGT y contribuera totalement dans la mesure où elle a porté ce projet dés le début.
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