Depuis 2004, les élus du personnel de Blanc Aéro Technologie situé à PLERIN interpellent leur direction sur la nécessité de diversifier la production sur le site costarmoricain.
En effet, cette entreprise spécialisée dans l’usinage de pièces à haute valeur ajoutée a concentré l’essentiel de son activité sur la filière automobile et plus précisément le créneau exceptionnel que constituait la Formule 1. Considérant que ce marché couvrait la quasi-totalité des capacités de production de l’entreprise, la Direction s’est contentée de gérer l’existant, alors que depuis plusieurs années il était constaté un tassement de l’activité.
A partir de 2008, avec la crise de l’automobile, la « niche » sur laquelle s’est spécialisé le site de PLERIN s’est complètement écroulée, passant ainsi d’un prévisionnel de 15 millions de chiffre d’affaires à 7 millions 5 pour 2009. Face à cette situation, au début de l’année, un plan de départs volontaires de 18 personnes a été mis en place dans le cadre d’un accord GPEC signé par notre syndicat.
Mais, de toute évidence, cette démarche n’a pas été de nature à répondre à la sous-charge d’activité que connaît le site de PLERIN. Certes, la direction vient de développer une démarche commerciale afin de trouver de nouveaux marchés. Cependant le créneau est tellement pointu que les conditions d’accréditation exigent un, deux, voire trois ans avant l’obtention de contrats.
Dans ce contexte, la direction considère le personnel comme « une variable d’ajustement » par rapport à son carnet de commandes et envisage de nouvelles suppressions d’emplois. Derrière ces emplois, il y a des femmes et des hommes. Il s’agit aussi de compétences à haute qualification qui constituent un patrimoine à préserver et à valoriser. La perte de ces compétences serait désastreuse dans le cadre d’un re-démarrage des activités et fragiliserait toute l’entreprise. Celle-ci se trouverait dans l’incapacité de faire face à une charge normale de travail, et donc à terme remettrait en cause la pérennité du site de PLERIN.
C’est pourquoi, Monsieur le Préfet, nous pensons qu’il est nécessaire de travailler à des alternatives qui sauvegardent les emplois et les compétences.
S’agissant d’un groupe français, des solutions transitoires doivent être recherchées afin de garnir le carnet de commandes et préserver l’emploi (marchés d’état, commandes militaires…). Dans le même temps, les accréditations recherchées pour l’aéronautique doivent être accélérées (BAT ayant déjà travaillé pour ce secteur). Nous vous demandons d’organiser, dans les meilleurs délais (un Comité d’Entreprise est prévu le 14 octobre prochain) une table ronde associant l’ensemble des acteurs susceptibles d’apporter des réponses aux inquiétudes des salariés. Il est urgent et crucial d’anticiper plutôt que de subir encore un énième plan de suppressions d’emplois.
Info UD CGT22
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